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Pour mieux comprendre et appréhender la Maladie /Alcoolique, des cours dispensés en École d'Infirmiers
Cours - Psychiatrie - Alcoolisme
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PAGE 1 I et II * Définition et Classification |
III et IV * Épidémiologie et Facteurs étiologiques |
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PAGE 2 V et VI * Intoxication alcoolique aiguë et Intoxication alcoolique chronique |
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PAGE 3 VII * Complications de l'alcoolisme chronique |
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PAGE 4 VIII et IX * Prévention et Mode de prise en charge |
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VIII et IX * Prévention et Mode de prise en charge |
VIII . Prévention
1. Prévention primaire.
- Cela consiste à empêcher la survenue de la maladie.
- Enseignement de l'alcoologie aux professionnels de santé.
- Mise en ouvre d'une politique nationale des boissons qui a pour but de réduire l'invitation à boire.
- Le nombre d'alcoolique est proportionnel à la consommation moyenne par habitant.
2. Prévention secondaire.
- Cela consiste à dépister les conduites alcooliques, leurs complications, leurs séquelles.
- A l'hôpital.
- Commissions médicales primaires.
Ce sont des commissions qui doivent examiner certaines personnes: certains candidats au permis de conduire, certains sujets qui ont bu au volant.
- Médecine du travail.
- Bilans de santé.
- Médecine générale.
3. Prévention tertiaire.
Ce sont des mesures susceptibles de prévenir la rechute en assurant la réadaptation des sujets stabilisés. Les mouvements d'anciens buveurs, les services de post cure et les centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie assurent ces rôles.
IX . Mode de prise en charge
1. But du traitement.
- Obtenir un sevrage total et définitif de l'alcool.
2. Principes de la prise en charge.
La prise en charge va se décomposer en pré cure, cure et post cure. La cure va permettre un sevrage complet ainsi qu'une rupture temporaire avec le milieu habituel du patient. Elle va permettre d'aborder les aspects somatiques, psychiques et sociaux. La cure va permettre la mise en place d'un traitement médicamenteux et débuter une relation psychothérapique.
3. La pré cure.
Cela consiste en des premiers entretiens qui auront comme but d'établir une relation de confiance, de susciter une prise de conscience et inciter une véritable motivation.
Il ne faut pas dissimuler l'alcool et le contourner. Il ne faut pas parler de l'alcool de façon punitive.
4. La cure.
Dans un service d'alcoologie ou un service très sensibilisé par l'alcool.
a. Cure de sevrage.
- Le sevrage total et immédiat dés le début de l'hospitalisation.
- Bilan clinique et biologique complet pour évaluer le retentissement alcoolique dés le début de l'hospitalisation.
- Proposer une hydratation qui doit se faire per os (4 à 5 litres par jour) sous forme d'eau ou de jus de fruit.
- Vitaminothérapie: Vitamines B1 en intra musculaire puis per os. Vitamines B1, B6 et PP.
- Prescription de psychotropes sédatifs pour éviter les signes physiques du sevrage.
- Benzodiazépines.( Valium, tranxène )
* Les doses seront réduites progressivement.
- Equanil.
* Effets secondaires hépatiques.
* Contient des barbituriques.
- Neuroleptiques sédatifs.
* Pas une très bonne indication.
* Dans les moments d'agitation importante.
- Hypnotiques, somnifères.
* Pour restaurer le sommeil.
- Atrium.
* Contient des barbituriques.
* Pour les tremblements
b. Cure de dégoût de l'alcool.
- Avec l'espéral (médicament) qui est utilisé dans les cures de dégoût. Ca rend malade la personne qui a bu. Cela donne des céphalées importantes, une sensation de chaleur et de rougeur au niveau du visage et du cou qui peut durer entre ¾ d'heure et 1h30.
- Il peut y avoir des collapsus, des crises de tachycardie.
- Il existe beaucoup de contres indications. On donne ce traitement à la demande du patient.
c. Mesures d'ordre psychothérapiques.
- Psychothérapie individuelle.
- Le sujet doit être vu régulièrement en tête à tête.
- Il faut comprendre le vécu de l'alcoolique.
- En début d'hospitalisation, il y a une minimisation du problème alcoolique.
- Après quelques jours de sevrage, le sujet aura envie de boire. Il va ressentir angoisse et culpabilité. Le sujet va tout faire pour se faire renvoyer (agressivité et violence).
- Après ce temps de violence, le patient va se livrer de lui même. Il va alors pouvoir demander une véritable aide.
- Psychothérapie de couple.
- A chaque fois qu'il existe un couple il faudra essayer de les voir ensemble car il existe toujours des problèmes conjugaux (causes ou conséquences).
- Psychothérapie de groupe.
- Chez l'alcoolique, c'est fondamental car il a beaucoup de mal à s'exprimer en tête à tête.
5. La post cure.
C'est le moment le plus difficile car l'alcoolique va être confronté à sa liberté de boire.
Il faut maintenir une relation thérapeutique stable.
- Les objectifs sont:
- Maintenir le sevrage.
- Dédramatiser une éventuelle rechute.
- Traiter d'éventuelles complications somatiques et psychiques.
a. Traitement chimiothérapique.
- Tranquillisants.
- Benzodiazépines, anxiolytiques.
- Pour diminuer l'anxiété.
- L'anxiolytique agit comme une drogue de substitution.
- Utile dans les formes d'alcoolisme secondaire au syndrome névrotique.
- Limiter les prescriptions chroniques.
- Les antidépresseurs.
- Quand c'est l'alcoolisme secondaire à une dépression.
- Dans les états dépressifs de sevrage.
- Les neuroleptiques.
- Quand l'alcoolisme est secondaire à un état psychotique.
- Quand il s'agit d'un alcoolisme très impulsif chez des patients qui ont des troubles du comportement.
- Aotal.
- Médicament dont le seul but est de diminuer l'envie de boire
b. Prise en charge psychothérapique.
- Indispensable.