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Pour mieux comprendre et appréhender la Maladie /Alcoolique, des cours dispensés en École d'Infirmiers
Cours - Psychiatrie - Alcoolisme
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PAGE 1 I et II * Définition et Classification |
III et IV * Épidémiologie et Facteurs étiologiques |
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PAGE 2 V et VI * Intoxication alcoolique aiguë et Intoxication alcoolique chronique |
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PAGE 3 VII * Complications de l'alcoolisme chronique |
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PAGE 4 VIII et IX * Prévention et Mode de prise en charge |
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VII .Complications de l'alcoolisme chronique |
1. Manifestations digestives.
a. Manifestations hépatiques.
- Stéatose:
Infiltration dans le foie de triglycérides (constant chez l'alcoolique) ce qui donne une hépatomégalie, lisse, molle, indolore.
- Augmentation des triglycérides.
- Avec un sevrage, il y a une régression rapide et totale de la stéatose.
- Alors que la poursuite de l'alcoolisation donne des hépatites dans 30 à 40 % des cas.
- Hépatite alcoolique:
Elle est aiguë et latente. C'est la forme la plus fréquente: une hépatomégalie lisse, régulière, ferme, parfois un ictère discret et souvent peu de signes cliniques.
- Signes biologiques.
- Augmentation des globules blancs: leucocytose.
- Parfois un syndrome inflammatoire.
- Hyper-lipidémie.
- Évolution.
- Le sevrage avec souvent la régression des lésions.
- Dans les formes graves on donne des corticoïdes.
- Si l'alcoolisation persiste, il y a un risque de cirrhose.
- Cirrhose alcoolique: fibrose progressive du foie.
- Clinique.
- Le foie est dur avec un bord inférieur tranchant.
- Le foie est de taille normale.
- Splénomégalie (grosse rate).
- Biologique.
- Le bilan hépatique est perturbé.
- Il y a des signes d'insuffisance hépatique.
- Il y a une baisse du TP: signe de gravité.
- Il y a une baisse de l'albumine: signe de gravité.
- Échographie + scanner: modifications de la morphologie du foie.
- Traitement.
- Arrêt total et définitif de l'alcool.
- Donner le moins de médicaments possibles.
- Traiter les complications de cirrhose.
b. Manifestations pancréatiques.
- Pancréatique chronique.
- Douleur très importante au niveau du creux épigastrique avec irradiation dans les deux hypochondres et dans le dos.
- Mousse, vomissements, amaigrissement.
- Calcification des lésions au niveau du pancréas.
- Échographie + scanner pour voir les lésions.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Antalgiques.
- Prescription d'extraits pancréatiques
- Pancréatique aiguë.
- Douleur épigastrique intense avec les mêmes irradiations.
- Vomissements très importants.
- État de choc (quelquefois).
- Échographie et scanner en urgence.
- Dosage de amylasémie.
- Selon les formes.
- Traitement chirurgical (lors de nécroses).
- Traitement médical (réanimation).
c. Manifestations osophagiennes.
- Osophagite ulcéreuse.
Par effet direct de l'alcool
- Osophagite chronique.
Par reflux gastro-osophagien.
- Varices osophagiennes.
Peut donner des hémorragies.
- Cancer de l'osophage.
Après l'osophagite chronique.
Attention c'est très meurtrier.
d. Complications gastriques.
- Gastrite alcoolique aiguë.
- Injection importante et rapide d'alcool fort.
- Douleur épigastrique violente.
- Vomissements.
- Hémorragies.
- Hypotension voir même état de choc.
- Fibroscopie en urgence pour voir l'état des lésions.
Traitement médical.
- Traitement chirurgical: perforation de l'estomac.
- Gastrite alcoolique chronique.
- Douleur épigastrique.
- Nausées, vomissements parfois.
- Fibroscopie: voir l'étendu des lésions.
e. Complications neuro-psychiatriques.
- Ivresse et coma alcoolique.
- Syndrome de sevrage.
- 1er degré.
- Symptôme mineur qui arrive après une nuit sans alcool.
- 2eme degré.
- Suite du premier degré sans ingestion d'alcool.
- Aggravation des signes du premier degré, surtout les signes digestifs.
- Apparition d'agitation et d'accès confusio-onirique.
- Si le sujet boit de l'alcool, les troubles baissent.
- Si le sujet ne boit pas, il y a un risque de passage au troisième degré.
- 3eme degré.
- Delirium tremens souvent favorisé par une maladie, un traumatisme, une intervention chirurgicale.
- Troubles psychiatriques.
- Troubles neurologiques.
- Troubles généraux.
- Désorientation temporo-spatial.
- Délire onirique intense surtout la nuit.
- Le sujet adhère totalement à son délire.
- Hallucinations visuelles et auditives.
- Réaction de fuite, de défense.
- Tremblements généralisés.
- Dysarthrie.
- Troubles de l'équilibre et de la coordination des mouvements.
- Température.
- Tachycardie.
- Sueurs.
- Signes de déshydratation.
- Parfois crises convulsives.
- Le traitement du delirium tremens.
- L'hospitalisation.
- Sujet dans une chambre seule et éclairée toute la nuit.
- Surveillance attentive.
- Attitude rassurante et calme.
- Réhydratation orale si possible ou perfusion.
- Correction des troubles hydro-électrolytiques.
- Lutte contre l'agitation (neuroleptiques, benzodiazépines).
- Vitamines B1, B6, B12, PP.
- Si le délire est important: Haldol.
- Les troubles disparaissent en 48 heures.
- Surveillance du delirium tremens.
- État de conscience.
- Comportement.
- Délire onirique.
- État de déshydratation.
- Recherche de cyanose.
- Sueurs.
- Température.
- Diurèse.
- Tension artérielle.
- Pouls.
- Ionogramme sanguin + urinaire.
- Hématocrite.
- Urée, créatinine.
- Polynévrite des membres inférieurs.
- Due à une carence prolongée en vitamines B1 et l'alcool ne fixe pas les vitamines B1.
- Fatigue à la marche.
- Crampes.
- Déficit moteur.
- Déficit distal.
- Déficit bilatéral.
- Déficit symétrique.
- Steppage: accrochage du pied quand on monte les escaliers.
- Amyotrophie de la jambe.
- Plus de réflexes ostéo-tendineux.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Traitement d'attaque par vitamines B1.
- 2 ampoules IM X3 pendant 15 jours puis relais per os.
- Kiné.
- Névrite optique rétro bulbaire.
- Atteinte directe du nerf optique.
- Baisse de l'acuité visuelle.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- En cas d'absence de traitement il y aura une cécité irréversible
- Encéphalopathie de Gayet-Wernicke.
- Due à une carence en vitamines B1 chez les alcooliques dénutris.
- Troubles de la conscience.
- Agitation, confusion onirique.
- Fabulation importante.
- Paralysie des nerfs oculomoteurs.
- Troubles de l'équilibre.
- Troubles végétatifs.
- Signes de polynévrite dans 70% des cas.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- Si le traitement est précoce, il y a guérison complète sinon il y a des séquelles (syndrome de Korsakoff).
- Syndrome de Korsakoff.
- Séquelle d'une encéphalopathie de Gayet-Wernicke.
- Amnésie antérograde (oubli au fur et à mesure) pouvant devenir totale.
- Désorientation temporelle.
- Fabulation.
- Déni de la maladie.
- Polynévrite souvent associée.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- La démence alcoolique.
- Affaiblissement intellectuel fréquent chez l'alcoolique.
- L'attention.
- La mémoire.
- Le jugement.
- L'autocritique.
- S'accompagne de troubles caractériels.
- Délires chroniques des alcooliques.
- Thème de persécution et de jalousie.
- Mécanisme interprétatif ou hallucinations auditives.
- Le traitement neuroleptique les améliore.
- Encéphalopathie porto cave.
- Le foie est malade et ne remplir plus son rôle d'épuration. Ces substances toxiques vont atteindre le système nerveux central.
- Troubles neuropsychiques.
- Coma hépatique terminal.
- Destruction hépatique quasi totale.
- Le sujet plonge dans le coma et n'en sort pas.
- Épilepsie.
- Connu.
- Apparaît lorsqu'il boit.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Traitement anti-épileptique.
- Hématome sous dural chronique.
- L'alcoolique a des troubles de la coagulation et un traumatisme crânien. Cela va donner un hématome sous dural chronique donc des troubles neurologiques et psychiatriques.
- Scanner cérébral.
- Traitement chirurgical: on retire l'hématome.
f. Cancers liés à l'alcool.
- Tous les cancers des voies aéro-digestives supérieures et le cancer du foie (suite à une cirrhose).
g. Complications cardiaques de l'alcoolisme.
- L'alcool a un effet toxique direct sur le myocarde (myocardiopathies).
- L'alcool a faible dose a un effet protecteur sur les coronaires.
i. Complications embryo- foetologiques.
- La morbidité obstétricale est plus élevée chez une mère alcoolique.
- La fécondité est plus élevée chez une mère alcoolique.
- La prise de poids pendant la grossesse est plus faible.
- Une fois sur trois l'enfant est prématuré et hypotrophe.
- Il y a souvent une dysmorphie radio faciale chez l'enfant.
- Il y a souvent des malformations associées (coeur, rein, organes génitaux) chez l'enfant.
- Il y a souvent un syndrome de sevrage 6 à 12 heures après la naissance chez l'enfant.
- La relation psychologique avec la mère est souvent perturbée.
- La croissance de l'enfant est médiocre.
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